Accueil

 

lotus 1 +bord gris1 vignette 2Pour illustrer mon travail, je dois vous parler de l’essence même de celui-ci, la couleur ou  plutôt les couleurs.

Les couleurs sont partout là où nous posons le regard, se traverstissant volontiers pour atteindre nos cinq sens. Elles se font saveurs, textures, sons ou fragrances pour générer en nous des émotions et stimuler notre imagination.

Pour moi les couleurs sont dotées d’une multitude de traits de caractère, un peu comme à notre image. C’est peut-être pour cela que nous en aimons certaines tandis que d’autres nous font horreur.

Il y a-t-il caractère plus doux que celui des roses? Rose fushia, cuisse de nymphe, rose dragée ou rose incarnadin, ci certains d’entre eux apprécient les dentelles et les soies, d’autres affectionnent les joues des poupons et des madones, les friandises, les vernis à ongles et plus rarement les caniches…exercice périlleux auquel ils se plient avec tendresse pour ces pauvres bêtes.

Qu’ils soient de chrome, citron ou canari, les jaunes sont des hyperactifs vitaminés difficile à suivre mais s’apaisant lorsqu’ils se teintent d’orange comme le jaune indien ou le jaune orpiment. Mais quand ils décident de se parer d’or pour mieux capter nos iris, ils deviennent des arrogants hypnotiques magnifiquement attirants.

Les rouges sont les plus sanguins, ils peuvent le matin être cerise ou rouges à lèvres, l’après-midi en haut des barricades passant du vermillon au rouge sang et le soir devenir carmin vous proposant de danser un tango passionné.

Les violets sont considéré à tort mystiques et hautins, peu enclins à la fantaisie, ils sont en fait des grands incompris! Mettez devant un orchestre un violet évêque, un pourpre intense et un zinzolin et vous obtiendrez un Pavarotti, un Barry White et une Castafiore revisitant avec maestria le répertoire des Sex Pistols.

1912350-368173610001191-7775696805282546281-n-350x250Les bleus rêveurs et apaisants font des merveilles sur les cartes postales quant il sont azure, turquoise ou outremer, méfiez-vous en portant car ils peuvent brancher les amplis et faire monter le son transformant ainsi un bleuet en un bleu électrique s’amusant à bousculer le guidé bleu marine.

Les verts ont ma préférence, mousse ou cinabre, émeraude ou antique, ils auront toujours les faveurs de mes pinceaux.

Je terminerai pas le blanc et le noir. Bien qu’ils soient des absences de couleurs, ils n’en sont pas moins en peintures des acteurs primordiaux. On s’obstine à vouloir les opposer et pourtant ces deux-là s’entendent à ravir pour composer de somptueux gris orage, de séduisantes teintes perlées et de froids aciers. Sans eux pas de jour ni de nuit, pas d’ombre ni de lumière, pas de clair obscure, pas d’ombres chinoises…

Finalement que serait notre monde sans ces infinies déclinaisons colorées? Une simple sphère transparente sans grand intérêt!

 

 

Laisser un commentaire